À Trianon
Ca s'passait un jour à Trianon
Dans la verdure et la bruyère
Au milieu de ses petits moutons
Lucas embrassait sa bergère
Pendant la chatouillait le gars
Lisette riait à tue-tête
Et comm' la censure
En ce temps-là
N'existait pas
Dans les bosquets et les taillis
On entendait ceci:
Embrass'-moi le... Ho Ho
Embrass'-moi le... Ha Ha
Embrasse-moi le plus discrètement possible
Je vais enfin toucher ton p'tit... Ho Ho
Je vais enfin toucher ton p'tit... Ha Ha
Ton petit coeur sensible
Ecartons les... Ho Ho
Ecartons les... Ha Ha
Ecartons les curieux de cet endroit paisible.
Et c'est ainsi que ça s' passait
Tir' la ridaine
Tir' la ridon
Dans les jardins de Trianon
La marquise en les voyant s'aimer
Jalouse vint troubler la fête
Elle envoya Lison chez l'tripier
Chercher-un' chopin' d'allumettes
L'enfant parti d'un pas guilleret
Tous deux restèrent tête à tête
Ce qui se passa
A c' moment-là
On n' le sait pas
Dans les bosquets et les taillis
On entendait ceci:
Je veux un gros... Ho Ho
Je veux un gros... Ha Ha
Je veux un gros bouquet petit berger volage
Je veux que tu me le mett's au... Ho Ho
Je veux que tu me le mett's au... Ha Ha
Me le mett's au corsage
Je te tiens les... Ho Ho
Je te tiens les... Ha Ha
Je te tiens les mains pour jouer à être sage.
La fillett' n' trouva quand ell' revint
La marquis' ni l'amant frivole
Pour mourir elle mit sur son pain
D'la saccharine et du pétrole
Mais voici qu'à quelque temps de là
Lucas revint vers son idole
Ce qui se passa
A c' moment-là
On n' le dit pas
Dans les bosquets et les taillis
On entendait ceci:
Ne m''embrass' plus le... Ho Ho
N' m'embrass' plus le... Ha Ha
Ne m'embrass' plus le soir au son du rossignol
Car le marquis m'a donné sa... Ho Ho,
Car le marquis m'a donné sa... Ha Ha
M'a donné sa parole
De m' couper les... Ho Ho
De m' couper les... Ha Ha
De m' couper les gag's à la premièr' gaudriole.
Ah! vous dirais-je Maman
Ah! vous dirais-je Maman
A quoi nous passons le temps
Avec mon cousin Eugène
Sachez que ce phénomène
Nous a inventé un jeu
Auquel nous jouons tous les deux
Il m'emmène dans le bois
Et me dit: "Déshabille-toi!"
Quand je suis nue tout entière
Il me fait coucher par terre
Et de peur que je n'aie froid
Il vient se coucher sur moi
Puis il me dit d'un ton doux:
"Écarte bien tes genoux"
Et la chose va vous faire rire
Il embrasse ma tirelire
Oh vous conviendrez, Maman,
Qu'il a des idées vraiment.
Puis il sort ,je ne sais d'où,
Un petit animal très doux
Une espèce de rat sans pattes
Qu'il me donne et que je flatte
Oh le joli petit rat
D'ailleurs il vous le montrera.
Et c'est juste à ce moment
Que le jeu commence vraiment
Eugène prend sa petite bête
Et la fourre dans une cachette
Qu'il a trouvé, le farceur,
Où vous situez mon honneur
Mais ce petit rat curieux
Très souvent devient furieux
Voilà qu'il sort et qu'il rentre
Et qu'il me court dans le ventre
Mon cousin a bien du mal
A calmer son animal
Complètement essoufflé
Il essaye de le rattraper
Moi je rie à perdre haleine
Devant les efforts d'Eugène
Si vous étiez là Maman
Vous ririez pareillement
Au bout de quelques instants
Le petit rat sort en pleurant
Alors Eugène qui tremblote
Le remet dans sa redingote
Et puis tous deux nous rentrons
Sagement à la maison
Mon cousin est merveilleux
Il connaît des tas de jeux
Demain soir sur la carpette
Il doit m'apprendre la levrette
Si vraiment c'est amusant
Je vous l'apprendrai en rentrant
Voici ma chère Maman
Comment je passe mon temps
Vous voyez je suis très sage
Je fuis tous les bavardages
Et j'écoute vos leçons
Je ne parle pas aux garçons
La dispute du cul et du con
Air: A la façon de Barbari
Chacun de vous sait qu'autrefois
Au Japon comme en France
Le trou du cul avec le con
Vivait d'intelligence
Voulez-vous savoir la raison
La faridondain', la faridondon,
Qui les a rendus ennemis, biribi
A la façon de Barbari, mon ami
Le trou du cul plein de fierté,
Disait dans son langage:
"Foutras-tu toujours sous mon nez
Et dans mon voisinage?
Comme toi ne suis-je pas bon?
A recevoir aussi le vit, biribi ..."
En entendant ceci, du con
Grande fut la colère
Et il en supprima, dit-on
Les règles ordinaires
"Tais-toi, dit-il, foutu cochon
Tu n'es bon qu'à salir le vit, biribi ..."
"C'est bien à toi, reprit le cul,
De parler d'immondices,
Du moins, on ne m'a jamais vu
Foutre la chaude-pisse
Toujours couvert de morpions
T'as souvent la vérole aussi, biribi ..."
A ce moment, survint un vit
De superbe encolure
Il était, ma foi, fort bien mis
Et de belle tournure:
"Paix, leur dit-il, taisez-vous donc
Vous faites beaucoup trop de bruit, biribi ..."
Tout d'abord, il entra au con
Qu'il trouva un peu large,
Puis dans l' trou du cul sans façon
Par trois fois, il décharge,
"Hé, hé, dit-il, taisez-vous donc
Plus c'est étroit, plus on jouit, biribi ..."
A cet arrêt, si bien pourtant,
Le con bava de rage,
Et le trou du cul triomphant,
Fit un sacré tapage,
Par trois fois, il pèt' sur le con
Lui disant: "Ton règne est fini, biribi ..."
Le bougre avait ma foi raison,
Je le dis sans mystère
Pour foutre il n'est qu'un trou de bon
C'est le trou de derrière
Souple, nerveux et très profond
Dieu pour le vit exprès le fit, biribi ...
Jeanneton
Jeanneton prend sa faucille,
Lahirette, lahirette,
Jeanneton prend sa faucille
Pour aller couper des joncs. (bis)
En chemin, elle rencontre...
Quatre jeun's et beaux garçons. (bis)
Le premier un peu timide...
Lui caressa le menton. (bis)
Le second un peu moins sage...
La coucha sur le gazon. (bis)
Le troisième un intrépide...
Lui souleva le jupon. (bis)
Ce qui fit le quatrième...
N'est pas dit dans la chanson. (bis)
Si vous le saviez, mesdames,...
Vous iriez coupez des joncs. (bis)
La moral' de cette histoire...
C'est qu' les homm's sont des cochons! (bis)
La moral' de cette morale...
C'est qu' les femm's aim'nt les cochons! (bis)
La moral' de ces morales...
C'est qu'y aura des p'tits cochons! (bis)
Jeanneton
Adaptation: Bernard Gatebourse
Jeanneton prend sa faucille,
Lahirette, lahirette,
Jeanneton prend sa faucille
Pour aller couper des joncs. (bis)
En chemin, elle rencontre...
Quatre jeun's et beaux garçons. (bis)
Le premier un peu timide...
La traita de laideron. (bis)
Le deuxième, pas très sage...
Lui caressa le menton. (bis)
Le troisième, encor' moins sage...
La poussa sur la gazon. (bis)
Ce qui fit le quatrième...
Lui chanta belle chanson. (bis)
Si vous voulez ça, mesdames,...
Allez donc coupez des joncs. (bis)
La petite Lisette
La petite Huguette
Un jour la p'tit' Lisette
Gnouf gnouf gnouf comme on attrape ça:
Un jour la p'tit' Lisette,
S'en revenait du bois (bis)
En chemin ell' rencontre
Le fils d'un avocat ...
Il la prend, la renverse
Sur du foin qu'était là ...
Le foin était si sec
Qu'il en faisait cra cra ...
Vint à passer la mère,
Qui revenait par là ...
Ma fill', ma chère fille
Qu'est c' que cett' pose-là? ...
Ma mèr', tu vois je baise
Avec ce garçon là ...
Baise, baise ma fille,
Car on ne meurt pas d' ça ...
Car si j'en étais morte,
Tu ne serais pas là ...
Ni bien d'autres encore
Que papa n' connaît pas ...
Et si t'en meurs, ma fille
Sur ta tombe, on mettra: ...
Ci-gît la p'tit' Lisette
Qu'est morte en faisant ça ...
En faisant sa prière
Au grand Saint Nicolas ...
Ce grand saint que les hommes
Portent la tête en bas ...
Quand ils la port'nt en l'air
Ils inondent les draps ...
Et quand ils la relèvent
Les femmes ne pens'nt qu'à ça ...